Les débuts du projet
Comment en vient-on à se lancer dans un projet d'observatoire ? Il peut être bon de revenir sur les motivations et raisons de base qui m'ont poussé dans cette aventure ...
Pourquoi ?
Je pratique depuis un certain temps l'astrophoto. N'habitant pas dans un lieu qui me permette de profiter d'un ciel dépourvu de pollution lumineuse, mon matériel reste dans la maison de famille pyrénéenne où j'en profite dès que j'ai l'occasion d'y descendre. Seulement voilà, cela reste occasionnel et la météo aléatoire sur place n’arrange pas les choses.
À force de traîner sur les forums, l’idée d’un poste fixe a germé dans mon esprit. Quel confort d’avoir son matériel sur place, prêt à imager ! Mais l’investissement me paraissait peu intéressant s’il fallait ne l’utiliser que quelques jours par an. D’où l’intérêt d’aller jusqu’au bout, et d’automatiser le tout ! Finalement, une grosse partie de mon matériel l’était déjà, et mes soirées d’astrophoto se limitaient souvent à brancher des câbles et à tout contrôler depuis le PC. Le système permettrait donc de prendre le contrôle de tous mes instruments à distance, à travers internet de préférence, d’imager et d’envoyer les images acquises.
De quoi parle-t-on exactement ?
Fixons nous un petit glossaire pour bien savoir de quoi on parle.
- Poste fixe : Il s'agit de construire une structure permettant de laisser le matériel sur place. Il est souvent composé d'une colonne en béton sur laquelle est fixée la monture et le télescope et d'un système permettant de l'abriter des intempéries. Cela fait gagner en temps et en effort sur mise en place, et la colonne en béton est plus stable qu'un trépied.
- Observatoire en remote : On passe un cran au dessus du poste fixe. L'observatoire en remote permet de controler tout le dispositif à distance via le réseau. On distingue des observatoires remote "courte distance" et "longue distance". Le premier permet de gagner en confort en contrôlant l'observatoire à quelque mètres, au chaud, tandis que le second permet un contrôle bien plus éloigné, pour placer le télescope dans une région favorable. C'est ce second cas que j'envisage, mais il pose davantage de problèmes de fiabilité : l'intervention directe est impossible en cas de problème.
- Observatoire automatisé : le remote n'est pas synonyme d'automatisation, un opérateur peut toujours être requis pour lancer chaque tâche à distance. L'automatisation permet de s'affranchir de l'opérateur, plus ou moins, ce qui veut dire plus de sommeil pour nous ! Beaucoup de niveaux d'automatisation peuvent être pensés, allant du simple enchainement des séries à des scripts complexes qui lancent la séance en autonomie.
Comment ?
Je le disais, mon matériel d'astrophoto est déjà largement contrôlable par ordinateur : monture EQ6-R Pro, Boitier Canon, Focuser électronique DIY ... Tout cela n'était pas un problème, ou du moins secondaire (pensais-je ...). Il fallait surtout réaliser ce qui allait autour : le bâti de l'observatoire. Il était dès lors évident que cela ferait appel à mes compétences de bricolage, d'électronique et d'informatique ...